Entre terre et mer, là où les rochers semblent vouloir s’affranchir du continent, se dresse la Pointe du Décollé. Pour ce nouvel article de “Regard de Corsaire”, je vous emmène à Saint-Lunaire, sur un site où la puissance des éléments rencontre l’élégance des villas Belle Époque. Armé de mon appareil photo, j’ai parcouru ce sentier escarpé pour capturer l’essence de ce promontoire légendaire.
Le nom seul invite au voyage. On raconte que par temps de brume, ou lorsque la mer est particulièrement haute, l’extrémité de la pointe semble se détacher physiquement du reste de la côte, comme si elle s’apprêtait à prendre le large. C’est ce sentiment de liberté et d’isolement que j’ai voulu retranscrire dans ma série de clichés.
Impossible de visiter la pointe sans s’arrêter devant la Croix de granit. Érigée en 1880 (pesant pas moins de 21 tonnes), elle commémore l’arrivée du moine gallois Saint-Lunaire (ou Léonor) en l’an 535.
C’est précisément ici que le regard prend toute son ampleur, face à un horizon qui semble ne plus avoir de limites. En tournant le regard vers la droite (est), on embrasse d’un seul coup d’œil la silhouette familière de la cité corsaire de Saint-Malo, les élégantes façades de Dinard et le profil sauvage de l’île de Cézembre.
À l’opposé, vers la gauche (ouest), la côte se découpe en une succession de plages de sable blond vers Saint-Briac, jusqu’à laisser deviner, tout au bout de la ligne d’eau, la majestueuse pointe du Cap Fréhel. Mais le spectacle ne se limite pas au grand large : en se retournant vers les terres, on domine l’imposante architecture du Grand Hôtel de Saint-Lunaire, véritable gardien de l’âge d’or des bains de mer, niché au cœur d’un écrin de villas balnéaires et néo-bretonnes qui défient le temps.
Pointe du Décollé, 35800 Saint-Lunaire
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